Des trappistes à Londres

Pour la 2ème année consécutive, le lycée Henri Matisse de Trappes a confié à Ex-cursus l’organisation de deux semaines de périodes de formation en milieu professionnel à Londres pour ses élèves de 1ère Bac Pro, sections vente et commerce.

Le travail fait l’année précédente avait donné satisfaction aux uns et aux autres. Le programme mis en place cette année a donc repris le même schéma : élèves logés dans des familles d’accueil, en pension complète, et qui se rendent chaque jour dans un lieu de stage du centre de Londres ; un accompagnement linguistique, et quelques activités culturelles pendant le week-end ; une carte de transport fournie aux élèves leur permet de se déplacer librement dans Londres (zones 1 à 4), pendant tout leur séjour.

Le correspondant local d’Ex-cursus, Didier Delmer, était présent pour l’accueil et le départ des élèves, et était susceptible d’intervenir pendant le séjour, si nécessaire. Le président d’Ex-cursus s’est rendu à Londres au milieu du séjour pour vérifier que tout se passait bien.

Le stage a été encadré par 3 professeures de l’établissement, qui sont arrivées avec les élèves, et se sont assurées que l’installation se faisait  dans de bonnes conditions. Deux d’entre elles sont revenues à la fin du stage pour évaluer le travail effectué, et raccompagner les élèves en France.

Hébergement 

Les élèves ont été logés, comme l’année passée,  dans le quartier d’ Arno’s Grove, dans le Nord-Est de Londres. Situé en zone 4, ce quartier est relié directement au centre de Londres par la Piccadilly Line. Les familles d’accueil ont été sélectionnées par le biais d’une agence londonienne agréée par le British Council, ce qui garantit de bonnes conditions d’hygiène et de nourriture, mais aussi de sécurité. Les élèves sont hébergés en pension complète : la famille d’accueil doit fournir 3 repas par jour : Un packed lunch est préparé les jours où les élèves se rendent en stage.

La première année, l’attribution des hébergements s’était faite de façon aléatoire. Cette fois l’hébergement a été organisé par les enseignants, à l’aide d’éléments cartographiques, et de la description qui avait été donnée de chaque famille.

En vivant à Arno’s Grove, et en se rendant chaque jour au cœur de Londres, les élèves font, dans les mêmes conditions que les londoniens, l’expérience de l’écart existant entre les paisibles quartiers, constitués de maisons anonymes et semblables, qui caractérisent la périphérie de Londres, et le tumulte du centre de la cité. La découverte de ce contraste est l’une des clés qui donnent, de la capitale britannique, une connaissance qui n’est pas tout à fait celle d’un touriste.

Entreprises d’accueil

Les élèves ont effectué leur stage dans des boutiques ou des magasins situés au cœur de Londres : Oxford Street, Covent Garden, Kensington High Street. Les enseignes en sont diversifiées : grande distribution, parfumerie, articles de sport, épicerie fine, jouets.

3 critères ont déterminé la sélection des boutiques ou magasins d’accueil :

  •     L’emplacement, dans les quartiers emblématiques de la capitale britannique. Il faut que le stage permette de découvrir la ville, son activité, sa richesse culturelle.
  •     L’enseigne : avoir fait un stage à Londres est un plus dans un CV. Le stage doit avoir  lieu dans une enseigne internationalement connue, ou dans un secteur d’activité en rapport avec la culture britannique : le football,  le commerce du thé, le tourisme…
  •      La diversité : le groupe rapporte différents types d’expériences, qui ensuite peuvent être comparées et mises en perspective,

Selon les commerçants,  le bilan, est, comme l’année passée, globalement positif. Les tuteurs louent l’implication des élèves, leur disponibilité, l’intérêt qu’ils manifestent pour leur travail. L’obstacle linguistique est évoqué, mais il  est toujours tempéré par la prise de conscience par les tuteurs des efforts faits par les élèves pour le surmonter. Un élève a particulièrement impressionné son tuteur, cette année, par la qualité de son anglais. Enfin, comme Londres est une ville où se rencontrent  de nombreux visiteurs francophones, la présence, dans une boutique, de quelqu’un qui parle français est loin d’être inutile.

 Suivi linguistique

La méthode d’enseignement in situ a été conservée. Le professeur rend visite aux stagiaires sur leur lieu de stage, les observe, et les aide à surmonter leurs difficultés en leur fournissant des outils syntaxiques et des éléments de vocabulaire adaptés à la situation. Une séance collective,  en début de stage, a permis au professeur de faire la connaissance des stagiaires, d’évaluer leur niveau, et de commencer à les habituer aux sonorités de la langue anglaise lorsqu’elle sort de la bouche d’un native speaker.

Il faudra réaliser une évaluation précise, à partir d’informations fournies par les élèves, des résultats de cette façon de travailler. Les tuteurs ont trouvé que le professeur faisait, dans les boutiques, des passages plutôt courts. Lui même a confirmé qu’il ne voulait pas y rester trop longtemps, pour ne pas déranger le travail de la boutique, et qu’il préférait donc multiplier les passages. C’est peut-être dans cette direction qu’il faut aller, s’il est confirmé par les élèves que cette manière de travailler leur convient, et les fait progresser. Le professeur en est convaincu, mais estime que la durée du stage est insuffisante. Les élèves ont été  évalués à la fin de leur séjour, mais tous paraissent avoir le niveau A2, à l’exception d’un seul, noté B1[1]. On ne peut se satisfaire d’un tel résultat. Un stage un peu plus long serait souhaitable, pour permettre  aux élèves de réaliser des progrès sensibles en anglais.

 Visite de Camden Town.

L’objectif de cette visite était de faire découvrir la grande diversité des quartiers  londoniens, et, de montrer, à partir d’un exemple caractéristique, autour de quelles activités économiques la ville s’était construite.

Il s’est agi d’une visite pédestre, effectuée sous la conduite d’un guide francophone, qui évoqua l’origine rurale du quartier, sa mutation brutale au dix-neuvième siècle, en un port fluvial, qui allait nourrir l’inspiration du jeune Charles Dickens, puis l’émergence dans la deuxième moitié du XXème siècle d’une immense foire vers laquelle convergent des artistes du monde entier. Le petit marché proche d’une écluse est devenu un haut lieu du Street Art.

Parfois peu attentifs aux explications un peu professorales du guide les élèves ont en revanche été très heureux de découvrir ce quartier inattendu, qu’à la fin de la journée ils ne voulaient plus quitter.

Visite guidée de Londres 

Cela devient une habitude : Didier  consacre un dimanche par an à faire visiter le centre de Londres aux élèves du Lycée Matisse. Il leur fait découvrir les monuments célèbres, la résidence de la reine et celle du premier ministre, et les élégantes boutiques de Regent Street. Il  les emmène acheter des jouets chez Hamsleys.

Grâce à Didier les élèves connaissent le Pont de Londres, Big Ben, Westminster Abbey, le 10 Downing Street,  Buckingham Palace, Trafalgar Square, Hyde Park, Piccadilly, Soho… sans parler des nouveaux quartiers, qui se construisent près du Pont de Londres.

Tout ce qu’il faut avoir vu avant de quitter Londres, et ce qui donne envie d’y revenir.



[1] Cadre européen commun de référence, Conseil de l’Europe


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