Formation en milieu professionnel à Londres

Périodes de Formation en Milieu Professionnel à Londres du 22 janvier au 5 février 2012 Préambule La mission confiée à Ex-cursus consistait à organiser une période de formation en milieu professionnel à Londres pour 10 élèves de 1ère professionnelle (8 élèves de bac pro commerce, et 2 élèves de bac pro accueil) : Organisation de l’hébergement en familles d’accueil Recherche d’entreprises susceptibles d’accueillir les élèves pour une découverte du milieu professionnel de deux semaines Accueil Organisation de cours d’anglais (méthode in situ) Supervision pendant les deux semaines de leur séjour Les élèves et les professeurs accompagnateurs ont également souhaité une assistance d’Ex-cursus pour l’organisation de leur temps libre pendant les week-ends. 1-Hébergement : L’hébergement a été organisé en partenariat avec une société londonienne spécialisée dans la recherche de logements étudiants. Cette formule permet de disposer de toutes les garanties requises pour la sécurité des élèves :assurances, propreté, hygiène, contrôle de la moralité des familles. Hébergés dans les mêmes conditions que les élèves, les professeurs, partageaient cette expérience de l’hospitalité britannique. Tous semblent avoir été satisfaits du gîte et de la nourriture qui leur fut servie ; les hôtes ont également étaient satisfaits du comportement et de l’attitude des élèves, qui ont donné une bonne image de la jeunesse française. La formule choisie était celle de la pension complète, avec un « pack lunch » préparé chaque jour ouvré. 2-Accueil : Les élèves et leurs accompagnateurs ont été pris en charge à leur arrivée à la gare de St Pancras, et conduits à leur adresse londonienne. Des taxis les ont déposés l leur lieu de résidence à l’aller, et sont venus les y rechercher au retour. Nous avions deux voitures à l’aller, et comme le voyage s’était avéré assez long pour certains, nous avions prévu d’en avoir trois au retour. Ce projet a été perturbé par les conditions météorologiques. La neige qui était tombée sur Londres la nuit précédant le départ des élèves nous a obligé à utiliser un seul véhicule de 15 places, le seul en mesure de circuler dans Londres ce jour là. 3- Formation en milieu professionnel : Les stagiaires ont été accueillis par des enseignes de renommée internationale ou nationale (The Body Shop, Marks & Spencers, Whittard of Chelsea, The Soccer Scene, Shaftesbury Hotels), dans des établissements situés pour la plupart dans le centre de Londres ( Kensington, Earls Court, Covent Garden, Oxford Street, Carnaby Street). Les élèves reviennent avec une référence qui sera remarquée dans leur CV. Ils ont pu par ailleurs profiter de leur temps libre pour découvrir l’architecture et l’animation caractéristiques du coeur de Londres. La recherche des lieux de stages s’est heurtée à 3 difficultés : La courte durée du stage faisait dire à certains tuteurs potentiels que les élèves auraient, durant cette période, à peine le temps de comprendre en quoi consistait le travail qui leur était demandé. Certaines enseignes craignent de donner à leur clientèle l’impression qu’en utilisant des lycéens dans leur boutiques ils profitent d’une main d’œuvre gratuite. Certains responsables de magasins craignaient que le niveau d’anglais des élèves ne leur permette pas de communiquer efficacement avec les clients. Les deux premiers arguments ont limité l’éventail de stages que nous avons été en mesure de proposer aux élèves. La crainte exprimée quant au niveau linguistique a en revanche été levée assez vite. À deux exceptions près, les élèves ont su montrer une véritable aptitude à se débrouiller en anglais. Il leur a suffi de quelques jours pour mobiliser le savoir assimilé par 5 années d’anglais au collège et au lycée, savoir qui ne demandait que l’occasion de passer du virtuel au réel. 4- Cours d’anglais : La méthode choisie consistait, pour le professeur, à se déplacer sur les lieux de stages et à observer les élèves, puis à les assister dans des situations de communication concrète. Le professeur a rencontré chaque élève quatre fois, soit deux fois par semaine. Le professeur a soutenu les efforts faits par les élèves pour s’exprimer, il les a aidés à surmonter certaines carences grammaticales. Au moyen d’exercices simples, dont la matière était tirée de l’environnement immédiat, il a contribué au déblocage de l’expression orale. Les encouragements prodigués ont permis à chacun de découvrir qu’il pouvait parler anglais. Pour les élèves les plus faibles, le professeur a regretté de ne pas disposer d’une semaine supplémentaire : lla confiance a commencé à s’instaurer lors de la dernière séance. Pour les meilleurs élèves, les observations du professeur ont coïncidé avec celles faites par les tuteurs. Le progrès linguistique a été à la mesure de l’investissement des élèves dans leur travail. Mais il serait faux de penser que c’est le manque de compétence linguistique qui a bloqué le rendement professionnel de certains. C’est peut-être le contraire, la motivation professionnelle ayant stimulé les progrès linguistiques (jce qui explique que la hiérarchie établie entre les élèves par le professeur d’anglais recoupe celles des tuteurs). La méthode in situ, qui était expérimentée lors de ce stage, a intéressé autant les tuteurs que les élèves. Elle s’est avérée efficace, mais pourrait être complétée à l’avenir de deux jours de cours intensif, avant le début du stage, qui permettraient d’accélérer le déblocage de l’expression, et de séances d’une ½ journée de grammaire, à la fin de chaque semaine, pour faire un travail systématique sur les difficultés grammaticales observées en situation. 5- L’organisation du temps libre : tLa question s’est posée d’un accompagnement des élèves lors de leur temps libre. S’il nous a semblé légitime que les élèves souhaitent être pilotés lors de leur premier week-end, pour une découverte touristique de Londres, il nous avait en revanche paru pédagogiquement intéressant que le dernier samedi en autonomie soit pour eux l’occasion de se déplacer librement, et d’expérimenter la connaissance acquise de la ville et de la langue anglaise. Chacun pouvait alors choisir, de rester en famille, de faire du shopping, ou d’aller explorer tel ou tel quartier. Or les élèves ont souhaité, pendant cette dernière journée, être accompagné et piloté dans Londres par le correspondant londonien d’Ex-cursus. Cela nous amènera à proposer, à l’avenir, des circuits d’exploration de Londres, accompagnés de guides qualifiés, qui feront partie de l’immersion culturelle et linguistique. Epilogue : Au début du séjour, Ex-cursus a organisé la rencontre des élèves et d’une personnalité du sport français résidant à Londres, le champion du monde de football Robert Pirès. Les élèves ont pu l’interroger sur les raisons qui lui ont fait choisir de vivre à Londres. Il a évoqué le parcours qui lui a permis de sortir d’un milieu modeste et d’accéder, grâce à la pratique sportive, à une réussite exceptionnelle tant sur le plan humain que sur le plan matériel. La recette semble simple : travail, opiniâtreté, et la volonté indéfectible de vivre une passion et de ne s’en laisser détourner sous aucun prétexte. Cet événement a marqué les esprits. Il a évacué toute nostalgie, tout regret d’être là. Il a donné du sens au travail fait les jours suivants, et a contribué à l’élaboration, par certains, de quelques idées nouvelles : 4 élèves ont fait part au correspondant londonien d’Ex-cursus de leur souhait de venir vivre en Angleterre, après leur baccalauréat professionnel. L’un des élèves, qui avait renoncé à son rêve de devenir footballeur professionnel, a repris l’entraînement. Ce n’est pas un hasard s’il a été le stagiaire le plus remarqué par son efficacité et son enthousiasme, dans une boutique au nom prédestiné : The Soccer Scene.



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