Placement volontaire

Aux éditions djdg  :

 

Beaucoup a été dit et écrit à propos de la folie et de l’enfermement d’une célèbre femme sculpteur, au début du vingtième siècle. On sait moins que, sous le couvert d’un texte de loi liberticide, beaucoup d’anonymes ont subi un sort comparable, semblablement enfermées derrière les hauts murs d’un asile parce que quelques hommes en avaient décidé ainsi. Inhumanité ordinaire d’une société où s’accomplissaient, en totale inconscience, des actes criminels.

Un jour de septembre 1910 un pharmacien normand  fit entrer sa femme par surprise dans la Maison du Bon Sauveur, célèbre hôpital psychiatrique de Caen. Elle n’en est pas ressortie. Elle fut séparée de ses enfants et condamnée à devenir folle. . Elle est morte trente-deux ans plus tard dans un hôpital psychiatrique de l’est de la France. Elle s’appelait Marguerite Bazille.

De la Belle Epoque euphorique à la misère des hôpitaux psychiatriques pendant la deuxième guerre mondiale ; depuis le quartier parisien de la Folie-Méricourt jusqu’en Franche-Comté, en passant par la Normandie et la Bretagne, ce livre part à la recherche de cette femme abandonnée.

D. J.

 



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