Trafford Centre

 Nous sommes en Chine, en Amérique, sous les tropiques.

Dans un palais, un théâtre ou peut-être un casino.

Nous cherchons à nous repérer, dans un lieu qui nous déconcerte. Nous ne sommes plus à Manchester, que pourtant nous n’avons pas quitté.

Subtilité architecturale : le  style néo-baroque  est flatteur  (pour nous ce marbre et ces dorures…). Il impressionne sans intimider. Il assume sa facticité, son manque de sérieux décontracte.

Décor de toc et de trucs, qui transporte, en quelques instants, d’un état à un autre.

L’homme moderne est dangereusement contradictoire.  Il sait que les palmiers sont en carton, que la piscine est un leurre, qu’il n’est pas en croisière. Pourtant, il se laisse charmer et s’abandonne sans honte  à la consommation somptuaire.

Le peuple n’utilise plus l’opium que sous forme de parfum : il se shoote aux drogues douces.

 



Laisser un commentaire

*